En cette journée mondiale de la poésie, une vidéo pour rendre hommage aux poètes, qui subliment, qui éclairent le monde, qui le façonnent de leur sensibilité, mais aussi qui dénoncent des injustices, qui trouvent les beaux mots pour dire le moche, qui usent (de) leur créativité pour nous amener à nous questionner ou tout simplement à voyager dans leurs univers, à nous emplir d’émotions.

A tous.tes ces souffleur.euse.s de vers qui usent leur plume, leur voix et montrent la voie d’un autre monde possible.

« Pousse aux rimes, souffleur de vers
Souffle leur ta version du monde
A tue tête, Tu répètes la réplique
Ton bec verseur bouche les trous

Dans ta bulle de vers, l’être s’anime
Les lettres prennent forme
Les sons se gonflent de sens
Brûlés à l’essence de ton humanité

Dans ta boule de verre,
L’avenir entre les mains
Tu souffles la réponse
La colère ou l’espoir

Une lucarne des possibles,
D’une meilleure peine passible

A coup de chalumeau, tu enflammes les maux.
Tu les bats aux vers forgés par ta sensibilité

Mais que restera-t-il de ces vers soufflés ?
Du verre brisé ou des rêves recolés/ébranlés ?
Des poètes essoufflés ? Un combat assoiffé ?

Il nous restera ça

Aux discours asphyxiés, des mots aiguisés
Aux débats avortés, des luttes… fécondes
Aux langues de vipère, des plumes de colombe
Aux postures ambiguës, une résistance aiguë

Et quand la disparition des lucioles sonne l’éclosion de nos vers lumineux;
L’extinction des insectes fait place à l’insurrection des poètes.

Jusqu’au dernier souffle, jusqu’au dernier battement,
Nous utiliserons notre verve,
Nous userons notre voix.

Du mots à maux au goutte à goutte, par intraveineuse.
Mots pour maux, De l’encre coule à flot, à fleur de peau.
Du sens tatoué dans le sang

La beauté sauvera le monde
L’art sauvera le monde
La planète du futur sera poète ou ne sera pas

Aux feuilles mortes, mots immortels
Les feuilles s’envolent, les pensées restent

Il nous restera ça

Un escadron de verbe
Pour mettre à terre les paroles en l’air
Une légion d’honneur pour faire taire l’horreur
Des lettres ouvertes contre des maux croisés

Des maître-mots comme tireurs d’élite
Insoumis, insurgées! Désobéir comme ligne de mire

Une bulle de vers pour bouclier de fer

Il nous restera ça. Ça, il nous restera »